Vampire J5

Publié le par BoArts

Thème: Apocalypse


C donc sans fin ?

 
Vampire, vient en ce chemin sucer l’écho,
Abreuvant la belle de l’ensemble de tes maux.
Mors l’ennui de canines assortis de vers.
Perces les cœurs et libères le poème, l’éther.
Insatiable d’amères sangs qui riment l’aimé,
Rien tu ne vides, alors tu te combles d’éternel
En douces muses où tu conjugues l’immortel
Sans que d’elles un retour, un amour se crée.

Mais quand la brise du soir t’amène le printemps
Alors de vampire il n’y a plus de mort vivant.
Tu ne vois plus chairs mais un sourire, un fracas 
D’une personne qui peut être jamais ne t’aimera

 
Elle est bien douce et pourtant virulente
Cette jeune fille que tu voudrais consentante
Mais à son coup jamais rien ne se figes
Tu passes à côté hurlant tout ton vertige
Brisant, édenté, ton hélant qui fustige 
Cette tendre chimère qui toujours t’oblige

 
D’espoir tu désires, quitte à de nouveau te maudire
Diable même mort, triste sire, tu t’animes pour souffrir
Une dernière danse macabre et revoilà le délire
Tu cries tu supplies rendez l’âme, mon soupir

 
De ce sentiment tu t’es vu alors te proscrire
Au royaume des morts le vivant est à bannir
L’éphémère te reprend, au temps il faut souscrire
Et ce n’est que plus tristement que du jour tu respires
La défunte passion que renouvelle cette douce saison 

Incarnée dans cette beauté, cette drôle de perfection
Qu’est le sensible équinoxe, elle, ta grande déraison.
Le vampire est bien morose face à la rose illusion
L’amour d’une jeune Line qui d’un geste fait néant
De tous les bonheurs qui ranimaient ton cœur dément.

 
Alors jeune fille qui d’amours faux tues les soucis
D’un feu étrange qui, peu tranquille, se consume d’oublis
Pour moi ton châtiment c’est d’enfoncer, belle âme
Ce pieu de convenance en mon cœur de profane
Et me réduire ainsi, sans pitié, si affreusement 
A ce tas de cendre que la bise fait errant.

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Publié dans Recueil de poésie

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