N°10 Thème Adultère D3
Un sujet éco fi : Les pauvres sont-ils rentables ?
M. Friedmann ayant cessé de nous illuminer depuis peu - une tragédie grecque pour certains qui regrette que le président n’ait pas décrété un hommage national mais un soulagement, une délivrance, une célébration pour d’autres ! - il était nécessaire de revenir sur un de ses chevaux de bataille favoris, une oeuvre Kapital(iste?) de son existence : la question de la rentabilité des pauvres en économie. En effet, ce grand pourfendeur de l’Etat pour le bien de tous n’a eu de cesse durant sa vie de combattre les politiques de réduction des inégalités et de lutte contre la pauvreté des sociaux-démocrates (bande de petits communistes va !). Laissez faire le marché que diantre ! les pauvres ont leur utilité en économie !
Répondre à la question posée demande tout d’abord de s’intéresser à l’importance du rôle des agents économiques dits pauvres en économie (I), avant de s’interroger sur la rentabilité proprement dite de ceux-ci (II).
I) De l’importance économique des pauvres dans le paradigme néolibéral
A) Au niveau d’une petite économie ouverte...
Les inégalités sont favorables à la croissance alors que les politiques de réduction des inégalités sont autant de freins à la croissance et à l’incitation à travailler qu’il faut supprimer.
En 2001 Serge Weinberg, alors PDG de Pinault Printemps Redoute, proclamait : « la croissance moderne crée d’énormes inégalités. La concentration de la richesse s’accroît et cela donne (pour les groupes de luxes) le potentiel pour une croissance plus rapide que par le passé. L’inégalité est un facteur-clé de soutien de notre industrie. »
Les pauvres sont nécessaires aux riches. D’ailleurs, remarque toute bête : pour se rassurer et se sentir très riche il faut bien pouvoir se comparer à quelqu’un de très pauvre ! Dieu le leur rendra (s’il existe ! mais lui est-il rentable ?)
B) ... conséquences au niveau macroéconomique
Libéralisez-moi libéralisez-moi libéralisez-moi chantent les marchés partout dans le monde ! Les zones de libre échanges fleurissent, les frontières se délitent, les FMN s’épanouissent, la souveraineté des Etats et la territorialité dépérissent, les anglo-saxons se réjouissent, le FMI et la Banque Mondiale se font les chantres du libéralisme, les échanges s’accroissent, la richesse produite se dilate et les très pauvres sont encore plus pauvres !
Bref tout fonctionne comme le souhaitait Friedmann. Tout ? non ! Suzan Strange et Camille Goirand résistent encore à l’envahisseur néolibéral...
II) La rentabilité des pauvres
A) Chaque pauvre se spécialise là où il a un avantage comparatif (merci Ricardo !)
B) La courbe de rentabilité des pauvres de Friedmann
I) <\/span><\/span><\/strong>De l’importance économique des pauvres dans le paradigme néolibéral A) Au niveau d’une petite économie ouverte... Les inégalités sont favorables à la croissance alors que les politiques de réduction des inégalités sont autant de freins à la croissance et à l’incitation à travailler qu’il faut supprimer. <\/p> En 2001 Serge Weinberg, alors PDG de Pinault Printemps Redoute, proclamait : « la croissance moderne crée d’énormes inégalités. La concentration de la richesse s’accroît et cela donne (pour les groupes de luxes) le potentiel pour une croissance plus rapide que par le passé. L’inégalité est un facteur-clé de soutien de notre industrie. » <\/p> Les pauvres sont nécessaires aux riches. D’ailleurs, remarque toute bête : pour se rassurer et se sentir très riche il faut bien pouvoir se comparer à quelqu’un de très pauvre ! Dieu le leur rendra (s’il existe ! mais lui est-il rentable ?)<\/p> B) ... conséquences au niveau macroéconomique Libéralisez-moi libéralisez-moi libéralisez-moi chantent les marchés partout dans le monde ! Les zones de libre échanges fleurissent, les frontières se délitent, les FMN s’épanouissent, la souveraineté des Etats et la territorialité dépérissent, les anglo-saxons se réjouissent, le FMI et la Banque Mondiale se font les chantres du libéralisme, les échanges s’accroissent, la richesse produite se dilate et les très pauvres sont encore plus pauvres !<\/p> Bref tout fonctionne comme le souhaitait Friedmann. Tout ? non ! Suzan Strange et Camille Goirand résistent encore à l’envahisseur néolibéral...<\/p> II) <\/span><\/span><\/strong>La rentabilité <\/span>des pauvres A) Chaque pauvre se spécialise là où il a un avantage comparatif (merci Ricardo !)