Coeur qui pense imagine la raison
Cœur qui pense, imagine la raison…
Etre de retour enfant grâce aux sentiments
Sans se douter alors d’un présent inhibant le charmant
Rien n’est plus chaud que la blanche rose qui éclot le beau
Odyssée en Lille, la belle Nausicaa, le soleil à fleur de peau
Surprise soudain, un matin par un petit gars, joueur de mots.
Epineux problèmes que leurs rencontres se devant sans écho
Seulement le voleur de syllabes trouve à belle âme encore le mélo.
Femme, toute belle, colombe femelle, un geste d’hirondelle
Ainsi le rameau de mes peines s’en va à tire-d’aile
Nul oiseau ne sait vraiment comment j’aime et me mêle
Et pourtant elle la grande spirituelle me refuse son rappel
Narguant en ses maux que le beau effraie son réel
Terrible est le jugement qui par silence vindicte au cruel.
Seul, le malheureux, perdu sans cieux, se sent paresseux.
Alors pense t’il d’une vie à deux qui ne fait plus feu
Ne signifie pas non plus perdre espoir quand on croit sérieux
Sur l’autel de ses vœux, que c’est elle la seule à rendre heureux
Restant seul, il tente et retente de la faire venir encore et encore
En une unique occasion il l’invite en un endroit qui transparaît l’or
Petit est pourtant dans l’instant le cadre du lieu mystérieux et fort
Oh il vient de réaliser pourquoi la vivante face à lui le berce sans tort
N’est ce pas lui qui auparavant chercher la suivante qui l’honore
Sans individualité, sans délice, la complice de son reflet jusqu’à la mort
Elle, oh non, c’est la singulière glace qui renvoie plus que ce qu’il adore
Sûr, elle est l’insolite, la personne, l’opposée qu’il accepte à prendre corps.
Frémissant sa perte, il lui offre des roses dans une boîte marquant Formose
Livrée aux odeurs, senteur d’osmose, en son fond un étrange livre repose
Elle ne devine pas, la pandore du célibat, mais quand telle chose est éclose
Tout n’est plus comme l’invite d’une page aux caractères moroses.
Réussite en cela que l’objet sera permanence dans sa vie qu’elle impose,
Intraitable petit monde, le refusant sans le nommé immonde, la barrière est close.
Sympathique, il ne peut se contenter d’un destin qu’elle veut écrit en prose
S’attaquant ainsi, je me convaincs, tout est possible dès lors que l’on ose
Aucune barrière ni fatalité ne comprennent l’abscons quand il oppose
Nymphes mystérieuses à cette jolie fille qui de muse est passée grandiose.
Tout et rien de la blanche rose font naître dans l’amoureux la douce ecchymose.
Maîtresse des belles lettres qui créent bien des maux sans penser l’être
Oh non, point d’oubli pour celui qui t’écrit les simples plis pour faire admettre
Non tu ne dois pas changer, juste m’entrouvrir une fenêtre sans te soumettre.
C’est ainsi, point de repos, tout se bat dans l’homme qui agit
Oui tout sous pesé, supposé, sermonné, salivé j’ai entrepris
Et dans le cœur, la terreur aussi m’a saisi mais à espérer je m’assagis
Un peu comme le petit gars qui au début ne voyait que magie
Rien qu’un sursis dans une grande vie qui meurt jusqu’à ce qu’il te vit.
Qui suis-je pour prétendre à ton encontre déranger ton monde ?
Un gamin des lettres épousant chaque mots qui animent la fronde
Intellectualisant aimablement les doutes qui de toi aussi m’inondent
Insipide ne sois pas, ne rien dire, je t’en prie, tu ne peux plus
Maîtrises tes angoisses, les chimères sont à Baudelaire, et moi ton reclus
Annoncé toujours, dépourvu d’émoi, comme bloqué aux portes de ton Eden perdu
Gênes ta gène, l’haines-tu crue, d’un revers de couleurs illumines ce qui fut
Imagines, que même chrétienne, le Palien païen, sans espoir de toi, se sent rebut
Ne changes pas, t’es tu vue ? et souris car plus que belle tu m’as toujours plue
Et parlons-nous, les roses fanent à l’oraison, rien qu’en ami ni moins ni plus.