Prose Danse d'un soir Journal n°4
Danse d’un soir
Chose étrange que dans la cécité d’une soirée, l’on entrevoit finalement les choses les plus fabuleuses.
Dans ces nuits sans étoiles où la danse martèle l’expression de nos corps et envies, l’humain du jour s’expose de nuit.
Sous une fine couche d’amour propre, il consacre alors sa nature première, tente de s’oublier pour renaître du regard des autres.
Princesse d’une nuit c’est avec plaisir que je la revoie encore.
Ondulante beauté d’une finesse incroyable, elle prend sons et musiques pour les ressusciter bien supérieurs par delà son corps.
Quel extraordinaire délire de gestes et mouvements qui sans ordre et dans un chaos émérite restitue pourtant à la perfection l’esthétique chorégraphique de la digression de nos sens.
Une telle sensualité dans de simples remous donne à son être l’étrange beauté d’une vague agressant la mer, s’imbibant de plage sans jamais ralentir, partant pour revenir, vivre sans s’échouer.
Comment telle beauté peut être affublée d’un tel malheur, d’une nuit de scène elle passera à des jours moins glorieux. Car même si du soir elle en fait son repère et s’impose de gestes, elle restera sans nom, il faudra l’admettre.
Pourtant, ta danse du ventre m’emporte, je suis ton nombril, je dérive, je divague… j’apprécie sans te connaître.
À Fret… enfin à la sociologie en général.
Mr Observer