Ma Mathilde Episode 3
Ma Mathilde…Episode 3
Fraîche comme la rosée ce matin, elle s’élève. Tenue de rose, cheveux mouillés, qu’elle est frêle.
Douce fleur en cette pluie tu n’es point fâchée. Bien au contraire, cette eau te rend plus belle, teintée de cruelle, d’une propreté à souhait.
Toute fraîche ce matin tu es venue écouter. L’ode du soleil qui délaisse la lune. Elle qui pleure et fait l’ondée. Ondée que tu récupères et dont tu te pares de runes, sublimant ainsi les autres demoiselles qui du matin n’en revêtent que la peine.
Sans sourire, et pourtant, la fine eau en tes yeux réfracte la lumière, la propulse bien loin tout en restant si proche. Petites gouttes du bonheur, reflétant le cœur, elles s’animent et roulent jouant à faire la boule pour trouver leur fin dans un immense chapelet qui en ton sein réfléchirait l’immense beauté de ton visage.
Face agréable, sans bavures ni dérapage, pommettes saillantes pour une fille joliment bien faite.
Pas de grimace nymphe des eaux, ce liquide sur ta peau te colle si bien. Nue tu ruissellerais la fraîche jouvence. L’immortalité que seul les dieux concèdent aux femmes charnelles et aux hommes fidèles.
Quel délice de te voir ainsi, une véritable fraîcheur dont on voudrait se mêler. Humer ta peau pour mieux te connaître, apprendre tes secrets pour mieux se mouiller ensemble.
Ainsi humecter son être de ta si douce présence déferait l’astre face à l’infortuné Icare et plongerai l’intrépide dans un rêve sans fin…une sensation de fraîcheur arrachant le cœur.
Car quand le soleil prend place, le doux parfum des bruines trépasse. L’aube s’en va, le monde grouille et inonde partout. Plus moyen de te voir…le cours a commencé.
Même bien après venant te parler, en ta bouche je ne sens plus la douce humidité. Quoi de plus normale en fait car de mes propos maladroits et spongieux, j’en assèche le flot de paroles, laissant un creux lit ne permettant plus que le salut. Triste est l’amour quand il cascade de maux mais point de son.
A défaut de réussir, il me fait écrire !