Ma Mathilde Episode 2

Publié le par BoArts

Ma Mathilde… Episode 2

 
 
Devant moi à deux table, elle est là, je la regarde. Que viens-tu faire ici ?

Moi qui dans la quiétude du lieu viens chercher le repos de la connaissance. Dans ce monde de livres je tentes de trouver l’essence, la puissance de l’immortel écrit et l’effervescence du quotidien. Et là tu te plantes sans crier gare moi qui tranquille pour une fois n’avait pas cherché à te suivre. Serais-ce toi alors qui vient me traquer ? Non impossible car ton caractère n’aurait point de mal à rompre n’importe quel gibier. Quelle force alors nous pousse l’un vers l’autre ? Non c’est vrai, c’est moi qui me pousse vers tes bras, mais le destin étrange semblerait être la source de ces errances de la convergence. Deux êtres attirés en de même lieux, l’un pour aimer et ne pouvoir dire, l’autre pour se rapprocher et ainsi plus vite partir. Toujours première sur la place tu me laisse choir tendrement en t’exilant, fugace.                                                                                                                                                                                                                                                                               Non, toi rien ne te dérange. Tu bouges tu vis sans tenir compte d’autrui toujours prête à faire la fête lorsque du jour te parle la nuit.

 

Toujours de rouge vêtue, symbole de ta vertu, tu chemines chatoyante pour défier les ombres. Petit chaperon rouge qui arpente les rues aguichant les loups, blâmant les reclus. Une petite capuche sur ta tête, reinette, de quelle insouciance es-tu donc si bien faîte ?

Reine de Saba ou chanteuse d’opéra tu navigues partout sur la mer de mes songes. Toujours aussi belle teinté de cruelle, ta joie est ton due dans ce monde incongru.

Ecrire sur toi est source de rêve, désir du passé pleurant le futur.

Volupté incessante de ton impétuosité narguant chaque fois mes désirs à peine nés.

Enfin tu pars…

 Timidement mais sur le départ, ton insouciante pensée te laisse te prendre dans les filés. Une clameur étrange ainsi se lève et oui te voilà stoppé, et moi je reste assis pour mieux écouter. Partageant ce râle qui comme moi n’attend pas de réponse, j’écoute et tente de deviner ce qui se passe. Fort subtilement une fois encore tu t’en sors. Ce cris strident n’était là que pour t’avertir. Rouges tu devais être, non de honte mais d’imposture. Toi une reine si sûr qui s’arrête pour une barrière. Que feras-tu alors quand de mon corps je ferais un mur ?  

Oh que pourrais-je te donner pour qu’un moment, une heure, une idée, nous échangions ensemble si prés de nos cœur ?

Point de malheur mais une vérité je veux être aimé pour pouvoir m’amuser.

 

Date mon jour d’un Mil H aimé.

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Publié dans Ma Mathilde

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