Au Revoir Lille J7

Publié le par J.M

Au revoir Lille

                  L’année prochaine si tout va bien c’est l’année à l’étranger. Nouveaux horizons, nouvelles choses à voir et à découvrir, nouvelles rencontres… plein de belles choses en perspectives (mais attention ce se ne sera pas comme dans l’Auberge Espagnole, non non non !!!) Les papiers à remplir, les documents à signer pour préparer le départ… un vrai parcours du combattant ! Une année à l’étranger ça se mérite tonnerre !! Déjà 2 ans passés dans cette bonne vieille ville de Lille. Le temps passe vite ! Mais dans mon périple aventurier en Roumanie j’emporterai plein de souvenirs de toi. Ses quartiers pleins de briques… des briques rouges à perte de vue : en haut, en bas, à gauche, à droite… un peu déprimant. Pour peu qu’on soit au mois de novembre, qu’il soit 3 heures de l’aprèm et qu’il y ait une averse comparable à la mousson… franchement déprimant ! Lille c’est encore bien connu pour sa verdure : des hectares et des hectares d’espaces verts ! Si si, cherchez bien, plein de mauvaises herbes incrustées entre les pavés. Pour les pique-nique c’est un peu limite. Les passages cloutées et les feux tricolores aussi me laisseront de bons souvenirs : quand le feu passe enfin au rouge dans certains coins, interrompant momentanément le ballet d’automobilistes souvent non civilisés, il y a exactement 5 secondes (j’ai chronométré) pour permettre de rejoindre l’autre côté du carrefour. Mieux vaut y aller en courant à moins de préférer s’arrêter et repartir pour une attente d’un quart d’heure (personnes âgées s’abstenir). J’ai failli oublier ! C’est assez surprenant ce qui traîne dans les rues de Lille entre les vêtements, les godasses, les restes de vomis et puis lors de la grande braderie les amas phénoménaux de coquilles de moules !!! Mais Lille c’est plein de bons souvenirs aussi ! C’est vrai que quand il pleut ça déconne pas, on est trempé et le sac ne résiste pas : les classeurs se gondolent et les cours prennent l’eau et s’effacent. C’est vrai que le ciel est souvent bas (de quoi faire peur à Astérix et Obélix qu’il ne leur tombe sur la tête !), que souvent quand il ne pleut pas il y a du brouillard mais en même temps (je me suis régulièrement pris la tête avec des amis mauvaise langue et pleins de préjugés) il peut aussi faire très beau. Et puis il y a plein de choses à faire et à voir, c’est vivant et ça bouge, il y a du monde !

Parfois un peu trop de monde… Mais les gens sont super ouverts, accueillants… enfin pas partout, on peut faire de mauvaises rencontres (j’en sais quelque chose) mais combien de fois des Lillois paumés sont venus me demander leur chemin avant de s’exclamer avec bonne humeur : « un Lillois qui demande son chemin à Lille à un Strasbourgeois c’est la honte ! » Enfin je ne pouvais pas dire au revoir à Lille sans évoquer en quelques mots ce cher IEP ! Cette usine textile chaleureuse au possible (surtout les amphis en début de semaine entre décembre et février, la moitié des gens conservent leur manteau), futuriste (vu les câbles accrochés au plafond dans les couloirs on se croirait dans 2001 l’odyssée de l’espace) où j’ai passé tant de bons moments. Malgré quelques cours un peu longs (je ne citerai pas de nom pour ne pas vexer le professeur de socio politique… en même temps je sais que ce n’étais pas sa faute, ce n’est pas lui qui a fait l’emploi du temps) que de bons délires entre amis et bien sûr avec le comité de rédaction du [B°Arts) ! Bon voilà, je crois que la boucle est bouclée, il y aurait encore tellement de choses à dire mais il faut bien s’arrêter à un moment. Vive l’année à l’étranger, au revoir IEP, au revoir Lille… à la prochaine !!!

J.M

 

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Publié dans Prose

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